En 2008, Codemasters sortait un jeu qui allait me marquer, et beaucoup d’autres : Race Driver GRID. A mi-chemin entre l’arcade et la simu, Grid proposait un éventail d’épreuves, voitures et disciplines différentes, dans un enrobage coloré, ultra fun et varié. Un mix quasi parfait que le studio n’aura jamais réussi à recréer avec GRID 2 et GRID Autosport. Mais cette année, GRID revient. Reboot ? Remake ? Suite ? On ne sait pas trop, mais j’attendais ce GRID 2019 avec impatience … Verdict.

GRID 2019 : QUELQUES TRACES GENETIQUES DE SON ILLUSTRE ANCETRE

On retrouve dans ce reboot (on va l’appeler comme ça), quelques traces de son prédécesseur Race Driver GRID. Le style graphique, notamment. Si GRID 2019 ne vous mettra pas une claque visuelle, ça reste plutôt joli. Les voitures sont excellemment rendues et si dans les vues intérieures on ne retrouvera pas le niveau de détail d’un Forza, ça reste très largement agréable. C’est plein de couleurs, l’impression de vitesse est plutôt bonne, les pots d’échappement crachent des étincelles à gros coups de sons explosifs. Bref … on est vraiment dans le fun, renforcé par une conduite qui a totalement délaissé le côté « semi-simu » pour basculer complètement côté arcade.

vue intérieure test grid 2019 codemasters

On retrouve aussi plein de catégories de véhicules différentes. Des GT, prototypes, en passant par des monoplaces (dont la Renault R26 de Fernando Alonso, lui-même « présent » dans le jeu ainsi que son écurie) aux Stock Cars et petites bombes japonaises de street race. Bref, de quoi passer d’un bolide à l’autre pour avoir l’impression de courir dans de disciplines différentes. Et je dis bien avoir l’impression. Car les différences de conduite et de physique entre chaque catégorie n’est clairement pas flagrante non plus … ce qui était pourtant le cas dans Race Driver GRID et faisait tout son charme.

TROP DE MANQUES POUR JOUER SUR LA NOSTALGIE

Et de toute façon, ne vous attendez pas à retrouver tout le charme de son ancêtre dans ce GRID 2019. La faute à beaucoup de manques. Manque de profondeur dans la carrière, qui n’est qu’un enchaînement de très courtes courses dans le but d’atteindre les « GRID World Series » dont on ne connaît pas vraiment le but. Pas d’écurie personnalisée, pas de choix de sponsor, pas de choix de contrat, juste un simple enchaînement de courses sans même de trame de scénario. On a bien un coéquipier et un ingénieur qui vous rappellera de « gagner des places » … dans une course ? Dites moi pas que c’est pas vrai ?

test grid xbox

Les épreuves de la carrière se divisent en 6 catégories mais pas de DRIFT (pour le moment, apparemment prévu dans un DLC), pas de Pro Touge, pas d’épreuve du Mans à chaque fin de saison. Non, juste un enchaînement sans but et sans saveur de mini courses de 2/3 tours qui pourront vite vous lasser. Pas non plus de météo dynamique. Si le rendu des courses sous la pluie est plutôt très bon une fois encore, ne vous attendez pas à voir la météo changer en cours de route, ni à des cycles jours/nuits, qui eux étaient présents et ô combien jouissif en 2008 …

Avec quand même quelques ajouts

Alors oui vous l’aurez compris, ce GRID 2019 manque de beaucoup de choses. Mais Codemasters a tout de même ajouter quelques touches « d’immersions » qui auraient pû être sympas si elles n’étaient pas quasi décorative. La plus grosse satisfaction serait l’IA. Bien agressive, qui n’hésitera pas à défendre sa place à tout prix ni même à vous rentrer dedans … C’est un peu là le propre des courses à la GRID. Mais elle ne visera pas que vous. Il n’est pas rare en effet de croiser pendant une courses des voitures en tête à queue ou un accident entre deux IA ce qui est plutôt agréable et ajoute du réalisme et du dynamisme aux courses.

avis grid 2019 test fr

GRID 2019 propose aussi un sytème de commandes radio pour faire passer des consignes à votre coéquipier. Enfin deux : attaque ou défend. Je n’ai pas vraiment pu voir si ces consignes avaient un vrai impact sur le déroulement de sa course mais … pourquoi pas. Et enfin la dernière nouveauté est le système de « rival ». Si vous embêtez trop un adversaire en caressant un peu trop souvent sa peinture, il deviendra votre « rival ». Pour la série de courses. Une fois la série finie, tout se remet à zéro et de toute façon pour être honnête, cela ne change pas grand chose.

GRANDE ATTENTE, GRANDE DECEPTION POUR GRID 2019

Vous l’aurez donc compris, GRID se révèle bien en dessous des attentes placées en lui pour raviver la licence. Bien qu’on ai pas encore le détail des contenus additionnels (qui changeront peut-être la donne, qui sait), ce que propose GRID à son lancement est assez répétitif mais fun et se pose en jeu de courses qu’on sortira pour une petite partie défouloire de temps en temps avec une prise en main arcade et punchy mais avec un mode carrière sans grand intérêt … vraiment dommage !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.